Premières données de l'asile 2021 à l'Ofpra

Les premières données de l'asile 2021 à l'Ofpra sont disponibles.

[Chiffres provisoires]

La situation de l’asile en France en 2021 a continué d’être marquée par la crise sanitaire mondiale qui a pesé sur les déplacements internationaux.

Ainsi, à l’issue de l’année, quelque 103 000 demandes d’asile, mineurs inclus, avaient été introduites à l’Ofpra, soit une hausse de l’ordre de 7 % par rapport à l’année 2020. Le nombre de demandes introduites reste toutefois significativement inférieur à celui de l’avant-crise sanitaire (132 826 demandes en 2019).

Parmi ces demandes, 89 000 étaient des premières demandes et 13 900 des demandes de réexamen*. Ce chiffre global n’inclut pas les demandes d’asile enregistrées en préfecture et placées en procédure dite « Dublin » au motif que la France n’est pas responsable de leur examen, dont l’Ofpra ne peut légalement être saisi ; il inclut en revanche des demandes émanant de personnes qui relevaient initialement de cette procédure mais qui ont été admises à introduire une demande d’asile en France à défaut que leur transfert vers l’État responsable ait pu être assuré.

L’année 2021 confirme la première place qui est celle de l’Afghanistan au sein de la demande d’asile depuis 2018, avec 12 500 premières demandes. Les opérations d’évacuation d’Afghans - agents de droit local ayant collaboré avec les autorités françaises et autres personnes particulièrement menacées - dans le contexte de la prise du pouvoir par les talibans ont accentué cette prééminence.

Suivent la Côte d’Ivoire (5 300 premières demandes d’asile), le Bangladesh (5 100), la Guinée (4 600) et la Turquie (4 500).

L’activité décisionnelle de l’établissement, dont les moyens ont été significativement renforcés, a atteint en 2021 un niveau historiquement élevé, malgré la persistance de contraintes liées à la crise sanitaire. C’est ainsi que près de 140 000 décisions ont été rendues, soit une augmentation de 55 % par rapport à l’année précédente.

Ce haut niveau d’activité a permis de réduire très fortement le nombre de demandes en instance, qui avait culminé à près de 90 000 en octobre 2020 et a été ramené à 49 500 en fin d’année 2021. Le délai moyen de traitement s’établit à 8,6 mois sur l’ensemble de l’année ; la réduction et le rajeunissement du stock de dossiers en instance permettent d’anticiper une baisse rapide de celui-ci en 2022.

En outre, les actions extérieures de l’Ofpra ont connu une forte reprise avec 80 missions de protection menées hors les murs de Fontenay-sous-Bois durant l’année : 50 missions d’instruction se sont déroulées en France métropolitaine (Bordeaux, Lille, Lyon, Metz, Strasbourg, etc.) et outre-mer, avec une attention particulière portée à Mayotte où l’Ofpra s’est rendu à six reprises ; 30 missions ont été accueillies à l’étranger, soit 21 missions de réinstallation (Égypte, Jordanie, Liban, Rwanda, Cameroun, etc.) et neuf missions de relocalisation (Grèce et Italie).

Enfin, le taux de protection, qui consiste à rapporter les décisions d’octroi d’une protection (statut de réfugié ou protection subsidiaire) à l’ensemble des décisions prises au cours de l’année par l’établissement, s’établit à 25,7 % à l’Ofpra (+ 2 points par rapport à l’année 2020). 

* Auxquelles il convient d’ajouter une centaine de demandes de réouverture de dossiers clos.

Date de mise à jour: 20/01/2022

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