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Origine des fonds

Les fonds de l'Ofpra proviennent pour partie des organismes de protection antérieurs à 1952.

De 1924 à 1942, il s'agit des archives des anciennes représentations consulaires et communautaires transformées en "offices" ayant exercé la protection des réfugiés à cette époque.

Défini par l’accord de Genève du 30 juin 1928 relatif aux services du Haut commissariat pour les réfugiés de la Société des Nations, le dispositif légal portant création des offices de réfugiés fut confirmé en France par le décret présidentiel du 11 janvier 1930.

Sous la double tutelle de la Société des Nations et du ministère des Affaires étrangères, les offices effectuaient des opérations consulaires en délivrant aux réfugiés les certificats de toute nature que l’administration leur réclamait et qui ne pouvaient être obtenus au consulat du pays d’origine. Ils organisaient aussi un service de consultation juridique et prêtaient secours aux nécessiteux.

Les fonds de cette période proviennent des offices suivants :

Offices des réfugiés arméniens

Différentes institutions se sont succédées entre deux guerres pour exercer la protection des réfugiés arméniens de Turquie et du Caucase depuis 1924 : La Délégation de la république arménienne et la Délégation nationale devenues offices des réfugiés arméniens.

Les fonds dont l’Ofpra a hérité sont les duplicatas ou originaux des certificats établis par  l’Office des réfugiés arméniens de Marseille et de Paris, accompagnées de pièces justificatives diverses.

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Classeur "globus" contenant les archives de l'Office arménien
Archives Ofpra
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Archag Tchobanian, président de l'Office des réfugiés arméniens
UGAB-R.Kévorkian

 

Office central des réfugiés russes

C’est le consulat russe de l’ancien gouvernement Kerenski devenu le 13 février 1925, après la reconnaissance de l’URSS par la France, l’Office central des réfugiés russes qui exerce en France la protection des exilés originaires de tout l’empire russe ayant fui le régime bolchevique, dits "réfugiés russes" dans l’entre deux guerres.

 

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Fiches de l'Office central des réfugiés russes
Archives Ofpra
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Basile Makhlakov, directeur de l'Office des réfugiés russes
Bakhmeteff archive

 

Les fonds dont l’Ofpra a hérité sont les duplicatas ou originaux des certificats établis par le consulat puis l’Office des réfugiés russes, accompagnées de pièces justificatives diverses.

 

Office des réfugiés géorgiens

 

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Sossipâtre Assathiany, chef de l'Office des réfugiés géorgiens
Archives familiales

La Légation géorgienne, ouverte en 1921, prend en charge les questions consulaires relatives aux exilés géorgiens. Après la reconnaissance de l'Union soviétique par la République française, la Légation géorgienne est fermée. Le ministère français des Affaires étrangères autorise alors l'ouverture d'un Office des réfugiés géorgiens en France.

Les fonds dont a hérité l’Ofpra sont les duplicatas ou originaux des certificats établis par  l’Office des réfugiés géorgiens depuis 1933.

À partir du 20 janvier 1942 les documents concernant les réfugiés et apatrides sont établis par le Bureau chargé des intérêts des apatrides, au ministère des Affaires étrangères, qui remplace les Offices, dissous par le gouvernement de Vichy.

Les fonds dont a hérité l’Ofpra sont des duplicatas ou des originaux des certificats établis par le Bureau.

À partir du mois d’avril 1945, les anciens offices sont remis en place.

Les pouvoirs publics décident, par décret du 15 avril 1945, de la création d’un organisme panarménien, l’Office central des réfugiés arméniens, né de la fusion des précédents offices arméniens. Les fonds arméniens de l’Ofpra entre 1945 et 1952 proviennent de cet Office.

 

L’office des réfugiés russes est restauré en 1945 et les fonds de l’Ofpra entre 1945 et 1952 en sont issus.

Les fonds des réfugiés géorgiens de cette période proviennent du Conseil des réfugiés géorgiens en France (1944-1952), utilisant souvent le papier à en-tête de l’Office des réfugiés géorgiens et réunissant des documents provenant ou adressés au Haut commissariat des réfugiés de la Société des Nations, au Haut commissariat des réfugiés des Nations unies ou à la délégation parisienne de l’Organisation internationale des réfugiés.

L’Office central des réfugiés espagnols est créé par décret du 3 juillet 1945, pour la protection des réfugiés espagnols entrés en France au moment de la guerre d'Espagne et après, fuyant le franquisme. Les fonds dont a hérité l’Ofpra sont constitués des pièces nominatives établies par l’OCRE depuis 1945.

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En tête de l'OIR à Paris
Archives Ofpra

L’Organisation internationale des réfugiés (OIR) créée à Genève en décembre 1946, exerce, par sa délégation en France les fonctions d’assistance et de protection des réfugiés à la suite de l’accord du 13 janvier 1948. A ce titre, elle se voit confier l’administration et le fonctionnement des offices de réfugiés. Les archives nominatives de l’Ofpra contiennent de nombreuses pièces établies par l’OIR.

Enfin, l'Ofpra a pu recueillir des documents importants, par le don d'Agnès et Arielle Denis : le fonds Paul Chastand, couvrant la période 1924-1953. Paul Chastand, consul général de France, en poste à l'OIR et chargé de mission auprès de l'Office central des réfugiés russes en janvier 1952 a joué un rôle important dans la mise en place de l'Ofpra (voir ci dessous pour un travail sur ces archives l'article de Frédéric Tiberghien).

 

Après la création de l’OFPRA le 25 juillet 1952, l'établissement prend la suite de toutes les institutions et délégations en France citées et intègre leurs pièces dans ses archives.

 

Date de mise à jour: 08/10/2018

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