Exposition "A l'Est, la guerre sans fin"

L’Ofpra est l’un des prêteurs d’archives pour l’exposition « A l’Est, la guerre sans fin, 1918-1923 »  qui se tient au Musée de l’Armée, du 5 octobre 2018 au 20 janvier 2019, sous le haut patronage de monsieur Emmanuel Macron,  Président de la République.

 

affichette_expo_invalides_img350px.jpg

Alors que les conflits cessent en Europe de l’Ouest, la guerre se poursuit à l’Est et au Proche-Orient jusqu’en 1923 : ponctuée de révolutions et de guerres civiles qui bousculent le travail des négociateurs de la paix, elle fait tomber des empires, crée de nouveaux pays et déplace des frontières. 100 ans après l’armistice et grâce à plus de 250 œuvres issues de 15 pays, souvent inédites ou exceptionnelles, l’exposition propose de redécouvrir cette période méconnue et de comprendre comment l’Europe s’est recomposée après la Première Guerre mondiale. Cette fin de guerre a joué un rôle majeur dans la création du statut international de réfugié. Matérialisé par un document d’identité et de voyage créé le 5 juillet 1922 par le Haut-Commissaire pour les réfugiés russes de la Société des Nations, le norvégien Fridtjof Nansen, il permet aux Russes exilés entre 1917 et 1921, souvent déchus de leur nationalité par décret, d’attester de leur identité, de se déplacer et s’installer dans un pays d’accueil. Il est reconnu par 38 pays, dont la France, en 1924. Il est étendu par la suite à d’autres groupes nationaux (Arméniens de Turquie) et formalisé en 1933. C’est le premier statut international de réfugié.

Le document prêté par l’Office est un passeport Nansen délivré à Belgrade en 1923 à deux réfugiées russes, Véra Makarova et sa fille. Cette dernière deviendra par la suite une héroïne de la Résistance connue sous le nom de Véra Obolesnky.

Plan du site